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Une matinée pour offrir une chance d'emploi dans les quartiers populaires

Publié le 18/04/2026

Ma Campagne accueillait une matinée dédiée à l'emploi. Une manière de lever les peurs et de combattre les discriminations.

«J'ai eu plusieurs entretiens mais cela n'a pas abouti.» Mohamed Edmund a achevé un bac pro animation enfance et personnes âgées au lycée Jean-Ros-tand. Huit mois plus tard, il est à la recherche d'un poste à l'opération « Pa-tron(s) dans ma Ville», organisée vendredi matin au CAJ Louis-Aragon, dans le quartier populaire de Ma Campagne. Une vingtaine de jeunes et treize entreprises ont pitché leurs projets et attentes avant d'échanger en job-dating.

Ofirir une chance

Jérémy Duviau, sorti du lycée l'an der-nier, cherche un contrat d'agent de sé-curité. « Je suis dans un secteur qui emploie, mais je glande un peu depuis huit mois », reconnaît le jeune de 19 ans. Cette fois, il est motivé. Mohamed Edmund est même prêt à quitter son secteur de formation. « Je cherche un boulot alimentaire. » Pas facile au vu du contexte économique. « Après un essai, on m'a proposé de revenir en tant que bénévole. Ici, on peut trouver des contacts, échanger, voir des par-cours, ça donne des idées.»

D'après une enquête de la Défenseur des Droits datée de 2025, 32% des personnes perçues comme noires, arabes ou maghrébines déclarent avoir été discriminées au cours des cinq dernières années lors d'une recherche d'emploi. « Ils ont besoin qu'on leur donne leur chance. On voit des jeunes qui sont hyper stressés, c'est le signe que ça leur tient à cœur», constate Alban Blévin, le patron de la Scotpa et président du club, Les entreprises s'engagent en Charente, organisateur de la journée. « On ne les sortira pas tous, mais si on en aide quelques-uns, ça vaut le coup.»

Sihem Tourki trouvera peut-être son bonheur. En master « Grande école », à Paris, l'Angoumoisine de 22 ans cherche une alternance. En banque, achat ou immobilier. « J'aimerais découvrir un nouvel univers. je rentrais chez mes parents ce week-end et j'ai appris qu'il y avait cela. C'est une bonne initiative. » Durant la matinée, elle a pu s'entretenir avec Kiabi, Leroy-Somer et le Crédit Agricole.

BAPTISTE RACLOT